Rappelle-toi quand l'aurore craintive [...]

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11 décembre 2006

En fait je

Reviens.

http://urbanismehumain.skyblog.com

(On s'y perd?) Allez là-bas, l'adresse ci-dessus, ne venez plus sur cette page, sauf si vous  voulez voir les premiers albums photos. (à droite.)

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07 décembre 2006

Exprimez votre amour.

Exemple:

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

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23 novembre 2006

Palpitant.

Déclarons :

Toi tu crois au jour qui se lève et n’empêche personne de rire, non vraiment, ou sont passées les herbes hautes ?

Yaaaaaaa. Il doit y avoir une suite de mots qui assemblés ensemble dans un ordre précis provoquent un profond sentiment de malaise et donne au lecteur l’impression que le monde s’écroule sur lui. Remarque logique ; les sentiments générés doivent dépendre des lecteurs et de leurs expériences personnelles. (Que survive l’abstraction.)

« Pour un pupille de l’Etat. » L’association miracle de mot qui me donne l’impression que le monde s’écroule sur moi, c’est ça. L’important n’est pas, ici, la signification de ce groupe nominal, et la peur qu’il crée en moi n’à certainement aucun rapport avec le fait d’être orphelin, mais c’est l’association de ces mots en eux même, et plus précisément le mot « pupille » au masculin, qui est terrifiante. Cette association est avide , comme une grande bouche qui n'aurait pas de sentiment sinon l’envie de gober plus, qui avale tout ce qu’elle trouve, mais qui a déjà tout avalé et qui voudrait s’agrandir quitte à s’étouffer, juste pour pourvoir avaler autre chose. Tous les rêves, les bouts de gestes mauvais, [pas mauvais dans leur forme mais juste à cause chemin sur lesquels ils m’amenaient,] s’expliquent dans le groupe nominal « pour un pupille de l’Etat. » Je sais bien que cela semble absurde, il est également possible que cela n’ait aucun sens ;je suis cependant intimement convaincue que le gouffre le plus terrifiant qui puisse diriger le destin des choses qui me sont liés tient dans cette association . Et c’est d’autant plus terrifiant que cela semble absurde.

C’est amusant, un peu comme les mathématiques : « Un domaine ou l’on ne sait pas de quoi on parle ni si ce que l’on dit est vrai. »

haha

Franchement, qui peut avoir assez de mauvaise foi pour affirmer qu’il faut vivre l’instant présent ?

Tout à l’heure un type a dit que ce qui représenterait le mieux son quotidien ce serait l’image d’un être assis devant une table, avec ou sans bras, et qui regarderait une horloge. Et il a dit ça juste avant de dire de manière absolument naïve et adorable : « Oui je sais pas pour vous mais moi j’attend toujours quelque chose. » Grand, superbe, merveilleux moment, ce garçon était éclatant de lucidité.

On attend toujours quelque chose, on vit tous au futur ou au passé, on a hâte, on est désireux, on regrette, on refusera ;  On est temporellement instable, en fait on ne peut exister au présent.

Le présent ce n’est pas « ça », juste « maintenant », ni « ça », ni « maintenant », puisque au moment même ou l’on finit de prononcer ces mots, ou l’un deux, l’une seule de ses voyelles ou de ses particules le temps présent est déjà passé, d’ailleurs Le temps marche si vite 

Qu’au moment où je parle (indicatif présent), je ne suis déjà plus ce que j'étais avant. Si je parle au passé ce n'est pas même assez il faudrait, je le sens  l'indicatif néant.

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13 octobre 2006

Le reste on en reparlera.

ihjol

Présentation de l'éditeur
Un jeune homme, Uehara, croit abriter en son corps un parasite avec lequel il vit en symbiose. Ce ver est le signe qu'il a été choisi pour accomplir une mission : détruire une espèce qui a programmé son propre anéantissement. L'espèce humaine, bien sûr. On pourrait raconter l'histoire autrement. Uehara vit en reclus dans son appartement jusqu'au jour où sa mère lui achète un ordinateur portable et où il se connecte à l'Internet. Il entre en relation avec une organisation appelée INTER-BIO qui le persuade qu'il est investi du droit de tuer et de massacrer ses semblables. Et pourtant, c'est encore une autre histoire que raconte le roman de Murakami. Car l'Intemet peut devenir le déclencheur d'une traversée du miroir où rejoindre enfin le réel, toucher la réalité de ses mains nues. Le réseau pousse Uehara à sortir, à reprendre contact avec les sensations les plus physiques, à marcher à la rencontre des autres et de lui-même. C'est ainsi que dans ce roman très dense, qui brasse biotechnologies, manipulations informatiques, attentats terroristes, meurtres rituels et traumatismes de la dernière guerre, une histoire très simple nous est relatée, et finalement porteuse d'espoir : celle d'un homme qui cherche, et trouve, un sens à son existence.

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01 octobre 2006

Ps: mon discours m'effraie un peu.

« Pourquoi la maison dans le jardin est là mais rien ne peut devenir aussi grand que le bateau du ciel bleu car demain dans la chance de la nuit je ne serais plus avec toi. »

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Je bloque sur cette phrase, je crois que je pourrais m’y fondre et attendre que la beauté cesse de nous prendre sans que cela ne s’arrête jamais. Jamais c’est croire à l’éternité, la vie nous entoure vous ne voyez pas les tremblements des choses ? Si on en avait les capacités on entendrait le monde hurler, mais ce serait certainement plus qu’un simple hurlement, ce serait une palpitation immense et profonde, totale et insoutenable, provenant de toute chose et s’étendant à l’infini.

C’est un comportement facile et évident d’affirmer que l’on doit s’en foutre, que l’on doit faire la fête et ne pas se comporter en politiciens saccadés, frappés, arrachés à leurs mots comme les plantes à la terre ; et il est tout aussi facile et évident de s’enfermer à l’intérieur de soi pour ne laisser apparaître que des sinusoïdales à la surface et aux autres.

On recherche tous l’évidence pour l’accorder à nos manières et ce n’est pas un crime.

Je palpite, tu crépites, il s’endort, nous écrasons, vous implosez, ils s’enfument.

Je voudrais un monde sans temps, ou les choses existent seulement parce que les gens le sentent et agissent en fonction. Les rencontres seraient intuitives et personnelles et toute action serait spontanée. Nos repères nous égarent. Même chez Orwell j’ai cette impression de faille, de système qui ne peut fonctionner parce que les gens ont gardé leurs repères et le contexte d’une société différente : ces même populations qu’on abêti, et à qui on coupe tout accès à l’instruction et la culture, alors qu’il suffirait [Peut-être] de supprimer la notion de temps.

En s’éloignant de tout matérialisme, vous connaissez certains de vos amis depuis des siècles.

Mais il est intéressant d’observer qu’on fait peu de choses en rythme, encore que rythme ne soit pas automatiquement synonyme de symétrie. La réflexion souvent nous embrouille, c'est-à-dire qu’elle nous recouvre de brouillard, là ou l’intuition nous éclaire.

Le rythme est à l’intérieur de nous ; les Hommes ont cette réaction chronique de la recherche de la position fœtale, de la succion et de la chaleur humaine quand ils perçoivent ce genre de vibrations. (Un peu comme dans les ventres de nos mères, en somme.)

Le primitif est extrêmement attrayant.

(Pensez syl kougaï, cheveux longs, odeur de peau, hommes assis, balancements légers, la lune, cicatrices et modifications corporelles,)

Et puis je ne suis pas toute renfermée, c’est juste que je m’accroche aux choses et que j’essaie de les garder à l’intérieur de moi ; c’est vrai que plus quelque chose est vivant, plus il vibre et plus il est difficile de le conserver intact.

C’est peut-être là l’explication du pourquoi on doit détruire ceux qu’on aime : on peut s’approprier des objets sans les briser mais pas de vraies personnes.

La possessivité est une plaie.( « a pain » en anglais.) D’ailleurs l’égocentrisme aussi, et il est assez inutile de l’évoquer dans un tel texte.

Je n’ai pas déconné la première fois avec toi, j’ai déconné toutes les autres, mais pas la première : celle là je n’avais pas peur, et j’ai juste dit et presque sans voix que je te voulais au moins pour ce jour-là. A ne pas regretter, surtout. C'est une façon de vivre. Je croyais que tu avais la même.

Inconstant?

Je te veux. C’est la clé.

Personne

n’a rien créé, nous sommes à l’image de la machine qui accomplit, et nous sommes prévisibles, peut-être même prévus.

                                                              bb

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Le cri du froid.

Genoux écartés recroquevillé au fond du soi déchiré martelé c’est l’intérieur qui s’éveille et s’émerveille à la douleur, oh la force des choses, l’énergie des voitures qui s’effilent, écrasent, se posent en poids lourds, pour s’étendre, les genoux écartés les cuisses déchirés, le cri du je t’aime et je t’aime la terre entière, les bâtiments gris les bâtiments crient l’asphalte froid les rires crasseux, sales et transperçant nos particules, frottent l’intériorité l’enduisent de cire et si tout ça c’est pour mourir, acide s’étire et, tire dans le vide s’étouffent les gens, la race de l’autre et du nous , de l’être et du paraître et du protocole : allitération en R, comme  je t’aime décrépis moi.

                                                                  

                                                                  

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05 septembre 2006

Par hasard.

Ceci est un accès mégalo.(cliquez.)

. Sur le panneau d’affichage il y avait un arbre enraciné dans le ciel, on a supposé que c’était dangereux pour les enfants, dès fois qu’ils s’amusent à enlacer les nuages, parfois ils peuvent éclater d’un rire lumineux et s’étouffer dans leur propre vapeur on aurait tort de dire, on aurait tort de penser il n’y a pas que le manque de pureté qui nous rend moins désirables, en fait il y a tout ce qui semble évoluer par soi-même et ça comprend la mélancolie des choses qu’on perd.

Parfois on pense qu’une personne n’est pas n’importe laquelle, n’importe qui à désirer et pourtant, peut-être que si on pouvait lire dans les gens quand on les voit la toute première fois, on pourrait mieux savoir qui aimer, qui prendre dans ses bras et embrasser quand on a mal pour quelque chose, qu’on a envie de se donner ou quand on a un peu froid. 

Le bruit des clefs résonne dans toutes les langues, il est sûrement inutile de fuir.

                                                                            

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01 septembre 2006

Si on laisse un peu d'air.

"Principe vital, le principe de la vie matérielle et organique quelqu'en soit la source, et qui est commun à tous les êtres vivants, depuis les plantes jusqu'à l'homme. La vie pouvant exister abstraction faite de la faculté de penser, le principe vital est une chose distincte et indépendante. Le mot vitalité ne rendrait la même idée. Pour les uns, le principe vital est une  proprieté de la matière, un effet qui se produit lorsque la matière se trouve dans certaines circonstances données; selon d'autres, et c'est l'idée la plus commune, il réside dans un fluide spécial, universellement répandu et dont chaque être absorbe et s'assimile une partie pendant la vie, comme nous voyons les corps inertes absorber la lumière; ce serait alors le fluide vital. Qui, selon certaines opinions, ne serait autre que le fluide électrique animalisé, désigné aussi sous les noms de fluide magnétique, fluide nerveux etc.." L.D.E (Allan kardec)

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                                                     DSC01692                                       

C'est peut-être ça l'explication, si toute action est crée par une intelligence quelqu'elle soit le hasard ne peut pas décemment exister. Et la jalousie est pur égoïsme. Toujours.

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25 août 2006

Alors AUTANT SE TORDRE.

Allez comprendre les choses étranges qui décorent notre humanité persistante ; allez savoir pourquoi, ce qu’on ne dit pas mais qu’on ose penser, il doit être là haut tu le sens ça ne peut être que lui à l’étage supérieur, tu as su plier ton âme mais tu aimerais pouvoir dire que tu n’en as plus. En attendant peut-être repeindre notre intériorité, toute de beige vêtue, Interiora la couleur du vide.

Vie d’humeurs, vide ordure,  le maire est mort et les chasseurs pendus : non vraiment. Voyez le type qui vous dit pour introduire, et dans l’intimité la plus subjective qu’il adore les petites filles, qu’il les aime d’un amour absolu et incontrôlé parce qu’elles sont pleines de vie.

Que peut-on dire ou penser à part espérer qu’elles le resteront.

C’est vrai qu’on est tout comme, attirés par la chaleur et la lumière : des moustiques.

On l’a rêvé l’attraction charnelle, l’envie d’exister et la sueur, l’alcool cocktail brouillard, rire pour ce qui ne  surprend même pas, et entendre les vibrations des batteries quand la musique ne vit plus ?

Un des univers endormis. On finit toujours pas parler de la condition humaine. Ca ne veut presque plus rien dire. 

Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive /Ouvre au Soleil son palais enchanté /Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive /Passe en rêvant sous son voile argenté /A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite /Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite/ Ecoute au fond des bois / Murmurer une voix /Rappelle-toi.

[…] (Musset)

=> Si on supprime toutes les questions absurdes qu’il puisse exister, il est probable qu’on mette déjà beaucoup moins de temps à passer le code.

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08 juillet 2006

Avignon (Festival et.))

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Quelques photos de quelques jours ici.

Si la dépression nerveuse était une maladie sexuellement transmissible le nombre de suicides collectifs augmenterait de manière monumentale. C’est ce qu’on se dit en regardant les ventilateurs des cafés. Il est dangereux de se laisser tomber hors du temps. Allons dans la cage. Groupement d’accrochés à l’esclave bar. Ils ont tous le nez qui brûle. Et des lésions irréversibles. Le monde est un ensemble d’à côté. Les gens s’étouffent de rire pour des contes grivois. Les scènes ont des odeurs de dissolvant. Les nez s’enflamment. Soyons esclaves soufflent les ventilateurs. Les contes grivois clignent de l’œil. Ensemble de supposition. Si la symétrie était une condition si ne qua non, le nombre d’auto mutilations. Insupportable asymétrie. Et le nombre de lignes. Pas de pailles. A cause des lésions. C’est un autre monde. C’est un film. Si faible qu'il ne bat presque plus. Il suffit d’un train pour que tout change. Détruisons  les phrases toutes faites. Plus on parle moins le concept s’exprime. Reste l’amour. Quel amour, les moustiques sont tellement frustrés qu’ils nous avalent sans rémunération. Nos mots suivent les lignes. Et tout s’enchaîne : Le baccalauréat presque gagné, oublié la mention, les dossiers, le refus de Paris la reine, les années faculté université lettres et pattes au fromage le soir, sans négliger la peine, les fades idylles et murmurer qu’on a plus l’âge de se révolter. On a un certain côté perdu désespéré quand on a moins de cinquante ans.

[Entre autres.]

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