Rappelle-toi quand l'aurore craintive [...]

16 avril 2006

Plus rien.

sqsqsqqsIl n'y a plus rien dans tes bras, sous ta peau quand tu me serres et que tu rien du tout ça n'existe plus il n'y a plus de passion dans ton sang ni dans celui qui était le mien ni de tout ça, des souvenirs juste des souvenirs, des animaux mécaniques et des endroits tout vides depuis qu'on y vit plus. Le pire c'est quand tu souris devant tant de vide et tant d'inexistence je sais, que la mélancolie ne sert à rien mais tout de même j'aimais bien le temps de notre jeunesse, le temps à t'attendre et le temps de la douleur. A ne pas comprendre ce faux jeu voir faux-semblant arrêtes, on ne joue pas à deux contre le monde, on est seuls et tu joues je ne veux plus jouer avec toi, je veux juste éviter d'oublier ce qu'il est possible d'oublier, je veux juste éviter de tout oublier, comme ces soirs ou le froid et le sang et ton lit, et ce putain de jardin public que je ne peux même plus aimer depuis qu'il y règne une puante odeur de mensonge et d'inconnu , je suis terrorisée à l'idée d'oublier les pulsions qui me serraient la gorge et l'envie de mourir dans tes bras, les visions du vieux Londres et tant de choses encore que je ne peux plus rattraper, je ne sais pas si tu comprends bien, je ne cherche pas à t'aimer encore, je cherche a me souvenir du comment on s'aimait mais , peu importe ce que je peux bien dire, il n'y aura pas de réaction rien, ne serait-ce que tu as raison tout passe et tu passes comme le reste, il n'y aura rien, pas de réaction, pas de mots, pas de commentaire, pas d'allusion, pas de larmes ni de colère, pas de coup de fil c'est vrai, c'est sûrement vrai en fin de compte, la dernière chose à faire serait sûrement de sourire, devant une telle étendue d'inexistence, un truc si pathétique que ça en devient drôle, vraiment drôle je veux dire, on aurait pas du inventer les larmes ça ne sert à rien c'est juste le ridicule qui donne la saveur du mal et voilà que ça reprendrait presque dans les mots cette lamentation sans fin, si tu savais comme je te déteste, réagis, entre la haine et le remplacement par le vide, c'est presque de l'indifférence en plus sincère, si tu savais comme.

Posté par unmotdeplus à 19:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


24 avril 2006

Lisez .

Mais comment eux, qui se sont déjà jetés l'un dans les bras de l'autre, au point qu'ils ne savent plus ou sont leur limites ni se distinguent plus eux-mêmes, qui ne possèdent donc plus rien en propre, comment trouveraient-ils une voix qui leur permît d'échapper à eux-mêmes,à la profondeur de leur solitude déjà comblée ?

dsc01264

Ils agissent d'un commun désarroi, et, lorsqu'ils veulent éviter, avec les meilleurs intentions, les conventions qu'ils rencontrent (le mariage, par exemple), ils succombent aux tentacules d'une solution moins évidemment conventionnelle,mais tout aussi mortellement conformiste, car tout est convention autour d'eux, et largement. En effet, tout ce qui est accompli à partir de ces troubles unions fondées sur une précoce fusion est conventionnel : toute relation, sur quoi débouche cette confusion, est convention, quelque insolite qu'elle puisse être (c'est-à-dire immorale au sens ordinaire). Même la rupture serait alors une démarche conventionnelle, une décision arbitraire et impersonnelle, sans force ni fécondité. un regard objectif constatera que, de même que pour la mort qui est difficile, il n'existe pas non plus pour l'amour, difficile, d'élucidation, de solution, ni signe ni chemin qui ait déjà eté frayé; et pour ces deux fidélités que nous recelons et transmettons sans les expliquer, on ne peut découvrir aucune règle qui leur fût commune et qui reposat sur un accord. Mais dans la même mesure ou nous commençons, en tant qu'individus, à tenter de vivre, ces grandes choses vont se rapprocher davantage de chacun de nous. Les exigences imposées à notre dévellopement par le difficile travail de l'amour dépassent les bornes de la vie, et , débutants, nous ne sommes pas à leur hauteur. Si toutefois nous tenons bon, et si nous assumons cet amour comme une charge et un apprentissage, au lieu de nous perdre dans tout ce qui est jeu frivole et facile - derrière laquelle les hommes se dissimulent la gravité la plus profonde de leur existence- ceux qui viendront longtemps après nous ressentirons peut-être un soulagement et quelque menu progrès - ce serait beaucoup.»

Lettres à un jeune poète, RAINER MARIA RILKE

Photo, Avril 2006

Posté par unmotdeplus à 19:00 - les mots des autres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

27 avril 2006

Chloé delaume, les mouflettes d' Atropos

Voyez-vous, avant, j'étais prostituée. Depuis, j'ai passé mon Capes. Histoire d'avoir une protection sociale. J'ai eu l'enfance des orphelines. On ne peut pas dire que ce soit gai. Le bonheur non plus, remarquez. Ça dépend d'où vient le plaisir. Mais tout ça reste relatif. Moi j'en aurais des choses à dire sur l'innocence écrabouillée le manque d'amour vrillant l'ulcère l'éternel retour suicidaire la crainte irrationnelle des hommes et l'influence du CAC 40 sur le prix du kilo de navets. Mais je me tais. MOI. Voyez-vous. Je m'astreins au silence. Et c'est très compliqué. Ma logorrhée sismique je la rumine avec l'application d'une charolaise traînant sabots aux portes des vieux abattoirs. Parce qu'il faut être patiente. Et quand sonnera le glas je serai attablée. On ne vous a pas appris la ruse. Guêpières talons aiguilles sécateur enroulé d'un mouchoir de soie caché au fond du sac Kelly. A chacun son Hermès. Trismégiste ou Saint-Honoré. Ça dépend des faubourgs. "

Extrait.

"Il s'affale sur mon bras benoîtement. Joue au sourd pour que je lui parle plus près. Me fait découvrir ses molaires au moindre rien. Il s'étrangle pour de faux ce qui est dommageable. Et voilà qu'il a le hoquet.

JE NE SUPPORTE PAS LES GENS QUI ONT LE HOQUET. CA A TENDANCE A ME RENDRE NERVEUSE.

Je voudrais le foutre dehors. Le jeter sur le palier sans un mot. Et tant pis pour les convenances. Juste un de plus qui s'époussettera l'arrière-train au bas de l'escalier en chouinant toutes des putes sauf ma mère –quoique. L'attraper par le col le soulever d'une main le coincer contre le mur lui dire droit dans les yeux casse-toi pauvre minable infoutu de me faire mouiller avant que je t'éclate la gueule te broie les couilles te sectionne le chibre en plus t'as des chaussettes de sport. (Je déteste les chaussettes de sport. Par contre je digère très bien le fructose, pas vous ?) Les règles de l'hospitalité ont tout de même des limites. On a dit une écuelle de soupe pour les pauvres. Pas une tarte aux poils réservée aux paumés du coin.

Et puis je me dis qu'il me sera peut-être utile.

Que tu connaîtras peut-être à ton tour cette saloperie de ténia constricteur. Eunecte barbotant dans les veines. Anaconda envenimant les leucocytes jusqu'à la lymphe à l'évocation du mélange perpétré.

Alors je me dis qu'il ne faut pas y couper. Je prends mon courage à deux mains. Malheureusement les bras m'en tombent. Mais il ne se rend compte de rien. Je le fixe jusqu'aux bourrelets à venir. C'est qu'il est bien dodu le garçonnet. Une fois dessapé il est clair que la chair est flasque et qu'il a pas lu tant de bouquins que ça. Sûr qu'a oualpé il a pas fière allure le canasson. Les bouclettes pubiennes roussies la bistouquette au vent et les balloches pendantes on a déjà vu mieux. Chairs faisandées étal de charcuterie discount vous en prendrez bien une tranche ma p'tite dame.

Posté par unmotdeplus à 19:00 - les mots des autres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

28 avril 2006

Brouillon post trop de mots. Vous, c'est le monde.

Je suis fou fou fou je suis fou fou fou fou de Vous.

Emilie, arrêtes, décuves.

Et prête à me donner à n'importe qui, comme l'ennui l'insomnie la prolifération de pies dans le jardin de nos vies et inesse_volel'amoûr qui vole par-dessus nos têtes de proscrits.

Je l'AIME cette pulsion incontrôlable et incontrôlée qui vous propulse à vénerer le monde dans cette satisfaction béate MOI

JE donc j'existe et VOUS existez bande de sélections sperma-pré-natale, nous existons tous ensemble et nous sommes ce dont parlent les livres d'histoire et rêvent les esprits décalés qui n'auront jamais leur rêves autre part que dans leurs cervelet cela dit, autrement dit j'ai ENVIE de dire les frustrations et l'oxygène, tant d'oxygène, quand nous lâchera enfin ce besoin d'exister, peut-être avec le sommeil et l'inexistence, tout ça nous aura rattrapé et dormir, dormir, oublier l'existence mourir.

{Pourvoiretjouer

juste

commeçajusquàlafindumonde.}

As an old memory,

Memory, memory, memory.  On ne pardonne qu'aux Dieux

Tu m'inspires mon amour depuis que tu me sautes ma vie est un roman et je te la dédie.

Photo, Inesse, 21 Juin

Posté par unmotdeplus à 19:00 - Idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

09 mai 2006

Et si.

J'ai l'impression que le monde ne tourne pas rond à l'approche des soirs de pleine lune, c'est l'époque de la vision de la profondeur de la faille du Tout-Parfait, rien n'a de couleur et tout part en vrille, et tournent et se retournent et se sautent vraiment sans raison
Il y a tellement de choses que je voudrais dire mais tout est exceptionnellement relatif ces temps-ci sans oublier que la terre est inconsciente et psychologiquement incontrôlable et que le monde est fou, et que mon verre est vide et que j'ai une envie de pisser a vous arracher un vagin, mais non c'était pour rire.

photo_125

Photo; Table genre très floue, chez julia, 5 mai .

Posté par unmotdeplus à 19:00 - Morceaux de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




10 mai 2006

Mon dieu, c'est grandiose.

"Vos omoplates se déboitent
Ô mes amours!
Une étoile à vos reins qui boîtent
Tournez vos tours!

Et c'est pourtant pour ces éclanches
Que j'ai rimé!
Je voudrais vous casser les hanches
D'avoir aimé!"

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...


29 septembre 1870

Arthur RIMBAUD

Posté par unmotdeplus à 19:02 - les mots des autres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

13 mai 2006

Aujourd'hui, j'ai rencontrééééé. (comment ça encore?)

                                                     chlo_4

On a jeté tellement de cendres par-dessus les balcons, on a crié si fort, tant perdu la raison. Hêtre été, lettres et thé, soir humide, lèvres anodines. On a soudé nos paupières pour ne plus voir le jour, on a jeté des pierres aux passants heureux, on a craché sur le gazon, assoiffé des rivières, tant lynché les petits vieux, on a tellement déchiré nos rêves de penser, je crois qu'on est tellement morts à essayer d'aimer.

Image : Chloé, 21 Juin.

Posté par unmotdeplus à 19:00 - Morceaux de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

22 mai 2006

Boris VIAN ça s'écrit à la trompette.

Tu sais quoi les secondes s'étirent tellement

Qu'elles disparaissent.

(Souvent.)

C'est pour oublier qu'on a prit ce chemin. Ou la rue d'à côté. On est nés ici. Quand bien même on serait nés là-bas ; Absence d' Explication.

et_l_amour.1Explication Rassurante.

La confusion n'est pas les mots pour le dire. Là c'est le drame. C'est ça le drame. On a envie de dire.

On lit le dictionnaire parce que.

On abîme ce qu'on refuse de posséder, quand on ne peut pas vraiment tout rejeter.

Défoncez vos extrémités pour

Exterminer votre féminité.

Tout s'emboîte en théorie, tout. (J'ai tout vu à Hiroshima, tout.)

Tetris version Pornographique.

Mais tu t'es trompé Bébé, il fallait emboîter cette bite dans le postérieur d'à côté, tu vois bien que ça ne marche pas, comme ça.

Game over à la terre entière [oui la terre entière] en attendant on a nos cigarettes à la bouche, et c'est celles qu'on suçote comme si c'était les mamelles de nos mères.

Posté par unmotdeplus à 19:00 - Idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

26 mai 2006

Rolla - Musset

I
Regrettez-vous le temps où le ciel sur la terre
Marchait et respirait dans un peuple de dieux ;
Où Vénus Astarté, fille de l'onde amère,
Secouait, vierge encor, les larmes de sa mère,
Et fécondait le monde en tordant ses cheveux ?
Regrettez-vous le temps où les Nymphes lascives
Ondoyaient au soleil parmi les fleurs des eaux,
Et d'un éclat de rire agaçaient sur les rives
Les Faunes indolents couchés dans les roseaux ?
Où les sources tremblaient des baisers de Narcisse ?
Où, du nord au midi, sur la création
Hercule promenait l'éternelle justice,
Sous son manteau sanglant, taillé dans un lion;
Où les Sylvains moqueurs, dans l'écorce des chênes,
Avec les rameaux verts se balançaient au vent,
Et sifflaient dans l'écho la chanson du passant;
Où tout était divin, jusqu'aux douleurs humaines;
Où le monde adorait ce qu'il tue aujourd'hui;
Où quatre mille dieux n'avaient pas un athée;
Où tout était heureux, excepté Prométhée,
Frère aîné de Satan, qui tomba comme lui ? photo_101
- Et quand tout fut changé, le ciel, la terre et l'homme,
Quand le berceau du monde en devint le cercueil,
Quand l'ouragan du Nord sur les débris de Rome
De sa sombre avalanche étendit le linceul, -
Regrettez-vous le temps où d'un siècle barbare
Naquit un siècle d'or, plus fertile et plus beau ?
Où le vieil univers fendit avec Lazare
De son front rajeuni la pierre du tombeau ?
Regrettez-vous le temps où nos vieilles romances
Ouvraient leurs ailes d'or vers leur monde enchanté ?
Où tous nos monuments et toutes nos croyances
Portaient le manteau blanc de leur virginité ?
Où, sous la main du Christ, tout venait de renaître ?
Où le palais du prince, et la maison du prêtre,
Portant la même croix sur leur front radieux,
Sortaient de la montagne en regardant les cieux ?
Où Cologne et Strasbourg, Notre-Dame et Saint-Pierre,
S'agenouillant au loin dans leurs robes de pierre,
Sur l'orgue universel des peuples prosternés
Entonnaient l'hosanna des siècles nouveau-nés ?

Le temps où se faisait tout ce qu'a dit l'histoire;
Où sur les saints autels les crucifix d'ivoire
Ouvraient des bras sans tache et blancs comme le lait;
Où la Vie était jeune, - où la Mort espérait ?
O Christ ! je ne suis pas de ceux que la prière
Dans tes temples muets amène à pas tremblants;
Je ne suis pas de ceux qui vont à ton Calvaire,
En se frappant le cœur, baiser tes pieds sanglants;
Et je reste debout sous tes sacrés portiques;
Quand ton peuple fidèle, autour des noirs arceaux,
Se courbe en murmurant sous le vent des cantiques,
Comme au souffle du nord un peuple de roseaux.
Je ne crois pas, ô Christ ! à ta parole sainte
Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux.
D'un siècle sans espoir naît un siècle sans crainte;
Les comètes du nôtre ont dépeuplé les cieux.
Maintenant le hasard promène au sein des ombres
De leurs illusions les mondes réveillés;
L'esprit des temps passés, errant sur leurs décombres,
Jette au gouffre éternel tes anges mutilés.
Les clous du Golgotha te soutiennent à peine;
Sous ton divin tombeau le sol s'est dérobé :
Ta gloire est morte, ô Christ ! et sur nos croix d'ébène
Ton cadavre céleste en poussière est tombé !
Eh bien ! qu'il soit permis d'en baiser la poussière
Au moins crédule enfant de ce siècle sans foi,
Et de pleurer, ô Christ ! sur cette froide terre
Qui vivait de ta mort, et qui mourra sans toi !
Oh ! maintenant, mon Dieu, qui lui rendra la vie ?
Du plus pur de ton sang tu l'avais rajeunie;
Jésus, ce que tu fis, qui jamais le fera ?
Nous, vieillards nés d'hier, qui nous rajeunira ?
Nous sommes aussi vieux qu'au jour de ta naissance.
Nous attendons autant, nous avons plus perdu.
Plus livide et plus froid, dans son cercueil immense
Pour la seconde fois Lazare est étendu.
Où donc est le Sauveur pour entrouvrir nos tombes ?
Où donc le vieux saint Paul haranguant les Romains,
Suspendant tout un peuple à ses haillons divins ?
Où donc est le Cénacle ? où donc les Catacombes ?
Avec qui marche donc l'auréole de feu ?
Sur quels pieds tombez-vous, parfums de Madeleine ?
Où donc vibre dans l'air une voix plus qu'humaine ?
Qui de nous, qui de nous va devenir un Dieu ?
La Terre est aussi vieille, aussi dégénérée,
Elle branle une tête aussi désespérée
Que lorsque Jean parut sur le sable des mers,
Et que la moribonde, à sa parole sainte,
Tressaillant tout à coup comme une femme enceinte,
Sentit bondir en elle un nouvel univers.
Les jours sont revenus de Claude et de Tibère;
Tout ici, comme alors, est mort avec le temps,
Et Saturne est au bout du sang de ses enfants;
Mais l'espérance humaine est lasse d'être mère,
Et, le sein tout meurtri d'avoir tant allaité,
Elle fait son repos de sa stérilité.

Photo:

Posté par unmotdeplus à 19:00 - les mots des autres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

01 juin 2006

C'étaitça.

Maintenant je sais qu'il y a un jour où on doit dire qu'on va arrêter de s'écarteler comme ça, il doit y avoir un jour la douceur, à voir toutes ces colombes lâchées dans les nuages c'est à vous effrayer du bleu du ciel pendant que le piano et les mots jouent toute l'histoire peut-être, comme si on aurait pu chanter si on avait su chanter, comme si l'histoire n'avait pas déjà été jouée. Toutes ces années et bientôt je n'aurais plus l'âge de mourir d'amour, on aura beau chercher le salaud qui aura dit ça on ne fera que tourner, j'aurai l'image d'un visage de grand mère qui s'étiole contre les barreaux glacés d'un manège d'enfant, sur la place il y aura l'accordéon qui sera tout sauf l'ennui, on offrira des sourires aux bambins liliacées, ce ne seront plus que des souvenirs et l'accordéon sera bien trop usé.

                                              

                                                       dsc005001

Photo ; Statues, centre pompidou, décembre 2005

Posté par unmotdeplus à 19:00 - Morceaux de vie - Commentaires [1] - Rétroliens [0]